J18 MA CONDITION DE VIE EN ANTARCTIQUE – D18 MY WAY OF LIVING ON ANTARCTIC

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J18 SAMEDI 30 NOVEMBRE 2013
Aujourd’hui, je prends le temps d’écrire sur ma condition de vie.
Chaque matin, je me lève à 7h même s’il y a un mauvais temps afin de garder un bon rythme et une bonne routine. Je prends une demi heure pour faire fondre la glace (qui sera ma réserve d’eau de la journée jusqu’au soir), « déguster» mon petit déjeuner et préparer le déjeuné. Vers 8h, tout est dans le traineau et je devrais être prêt à partir si les conditions météo sont réunies.
En fin de journée je mange à 19h. Chaque jour à 20h15, j’ai une communication satellite avec la station NOVO pour donner ma position et faire un bilan à savoir renseigner si tout va bien. Je me  couche vers 22h.
Quand il y’aura du vent en « soirée », et que la visibilité sera adéquate, je devrai skier. Jusqu’à maintenant, l’occasion ne s’est jamais présentée.

Ici, l’air est très sec et on doit beaucoup boire même si on est dans la tente. En activité, je consomme 6 litres d’eau par jour et parfois, je me force à en boire un de plus, pour prévenir la déshydratation.
J’étais très énervé,  les deux premières semaines à cause de la perte de temps. Cette semaine, j’ai appris à être patient. Mes énervements ne me feront pas avancer plus vite. Ma contrariété  me pompe de l’énergie : je ne peux pas faire ce que je veux, mais seulement ce que les conditions me permettent et c’est dur pour moi à accepter.

La deuxième semaine, la solitude commençait à me peser. Maintenant ça va et je me sens mieux en mieux, en Antarctique. Je n’ai jamais étais seul plus de 4 semaines, et ce sera une expérience intéressante à vivre lorsque j’entamerai ma 5ème semaine d’expédition.

Hier, j’ai installé le panneau solaire sur le toit de la tente. Jusqu’à maintenant, il était sur les traineaux. A cause des tempêtes, j’étais souvent à cour d’électricité.  Avec le panneau sur le toit et grâce à un long câble, j’ai l’électricité directement dans la tente. Un vrai luxe et un véritable confort.
Il fait très froid (-20°C) et sec à l’extérieur. Dans la tente et à l’abri du vent, il fait bon et les conditions sont bien meilleures que lors de mon expédition au pôle nord (avril 2013). Ca me permet de mieux récupérer, de sécher les vêtements utilisés pendant la journée.

Je n’ai pas vu la nuit depuis mon départ de CAP TOWN et cela me manque. Lors de mon expédition au pôle nord, c’était aussi le cas pendant 20 jours et cela me pesait déjà.

Niveau nourriture, j’ai parfois du mal à manger mais je me force. La nourriture est riche en calorie et mon corps doit en prendre l’habitude, sinon je risque d’être à court d’énergie.

Pour pouvoir progresser, j’ai besoin d’un vent de 15 à 20 km/h (entre 4 et 5 m/s). En ce moment la vitesse n’atteint pas les 10 km/h donc très faible. Parfois il n’y a rien du tout. Je reste patient.
FAYSAL
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D18 ON SATURDAY, NOVEMBER 30TH, 2013
Today, I take time to write on my way of living.

Every morning, I get up at 7 am even if there is a bad weather to keep a good rhythm and a good routine. I set half an hour to melt the ice which will be my reserve of water from the day to evening, « savour » my breakfast and prepare the lunched. At about 8 am, everything is in the sled and I should be ready to leave if weather conditions are gathered.
At the end of the day I eat at 7 pm. Every day at 8:15 pm, I have a satellite communication with the station NOVO to give my position and draw up the balance sheet to know how to inform so everything goes well. I go to bed at about 10 pm.
When there will be of the wind in the « evening », and when the visibility will be adequate, I shall have to ski. So far, the opportunity never appeared.

Here, the air is very dry and we have to drink a lot even if we are in the tent. In service, I consume 6 liters of water a day and sometimes, I force to drink it one more, to warn the dehydration.
I was very irritated, first two weeks because of the waste of time. This week, I learnt to be patient. My nervousnesses will not advance me faster. My contrariety pumps me of the energy: I cannot make that I want, but only what the conditions allow me and it is hard for me to accept.
Second week, the solitude began to weigh me. Now that goes and I feel better for the better, in Antarctica. I never have was alone more than 4 weeks, and it will be an interesting experience to live when I shall begin my 5th week of expedition.
Yesterday, I installed the solar panel on the roof of the tent. So far, it was on sleds. Because of storms, I was often in court of electricity. With the panel on the roof and thanks to a long cable, I have the electricity directly in the tent. A real luxury and a real comfort.
It is very cold-( 20°C) and dry outside. In the tent and shielded from the wind, he(it) makes well and the conditions are much better than during my expedition in the North Pole (in April, 2013). That allows me to get back better, to dry clothes used during the day.
I did not see at night since my departure of CAP TOWN and it misses me. During my expedition in the North Pole, it was also the case during 20 days and it already weighed me.

Level food, I sometimes have difficulty in eating but I force myself. The food is rich in calorie and my body has to get used to there, otherwise I risk to be short of energy.

To be able to progress, I need a wind from 15 to 20 kph (between 4 and 5 m/s). At the moment the speed does not reach 10 kph thus very low. Sometimes there is absolutely nothing. I remain patient.
FAYSAL